vendredi 26 août 2011

Muammar Kadhafi : une disparition active

"Muammar Kadhafi, toujours insaisissable, continue de narguer ses adversaires libyens comme occidentaux alors que certains de ses partisans poursuivent leur combat à Tripoli et ailleurs en Libye.

Les insurgés et leurs appuis, essentiellement occidentaux, tentent cependant de tourner au plus vite la page de ses 42 années de pouvoir. Les premiers ont annoncé que leur Conseil national de transition (CNT) avait commencé à s'installer à Tripoli tandis que les seconds tentent de débloquer des fonds pour financer la reconstruction et la relance de l'économie. L'Otan, qui dirige la campagne de frappes aériennes en soutien de l'insurrection depuis mars, a bombardé Syrte, le fief de Muammar Kadhafi le long de la côte méditerranéenne."



Khadafi-le-fennec a plus d'un terrier. Vivant, il peut, au travers du désert, fuir vers l'Algérie ou le Tchad. Mort par suicide ou assassinat, il peut, une fois son corps détruit, servir encore de mythe pour faire durer la lutte de ses partisans ou des tribus qui le soutenaient. Caché et introuvable, de toute façon, il peut nuire encore.

L'événement de sa disparition, de la fin de sa domination absolue de dictateur, ne résout pas tout car ceux qui veulent profiter du triomphe des "rebelles" ont des intérêts divergents, à commencer par les occidentaux qui lorgnent sur la "reconstruction" et... le pétrole !

mercredi 24 août 2011

"La réhabilitation de DSK déshonorerait la gauche française"

Le quotidien britannique de gauche The Guardian a estimé, le mercredi 24 août, qu'un retour en politique de Dominique Strauss-Kahn, après l'abandon des poursuites pesant contre lui aux États-Unis, "déshonorerait la gauche française".

"Sa carrière politique est finie. Elle ne devrait pas être ressuscitée. Il ne peut plus forcer le respect nécessaire à un ministre de haut rang, encore moins un chef d'Etat. Un Berlusconi suffit", écrit le quotidien.

"Le Parti socialiste a déjà assez de problèmes sans se laisser humilier d'une manière aussi choquante", poursuit l'éditorial très critique à l'égard du Parti socialiste.

Estimant "totalement inconvenant le ton revanchard adopté par tant de socialistes français", le Guardian estime que l'abandon des poursuites contre DSK ne devrait "pas susciter un immense soulagement mais un immense embarras".

"Il n'a pas été innocenté... Il a été libéré sur la base d'un point technique, même s'il est essentiel", ajoute le journal.

"Dans quel monde vivent donc les dirigeants du Parti socialiste?", se demande-t-il.



Heureusement qu'hors de France, des esprits libres et lucides peuvent s'exprimer... En France, s'ils sont plus rares, ils existent aussi ! Ainsi, dans son blog, Claude Ribbe ose écrire : " Nafissatou Diallo ne sera jamais assez remerciée de nous avoir débarrassé d’un cynique obsédé sexuel que rien, peut-être, n’aurait arrêté sur le chemin qu’on lui avait tracé pour prendre le pouvoir suprême et en jouir ensuite selon son bon plaisir et celui de ses commettants". Et même l'éditorialiste du Monde est cruel : "Pour M. Strauss-Kahn, la leçon est bien, comme nous le disions, "impitoyable". L'affaire l'a contraint à quitter prématurément, et dans des circonstances infamantes, son poste de directeur général du FMI. Elle a compromis définitivement sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Et elle a levé le voile sur des aspects de sa personnalité, ses relations avec les femmes et avec l'argent. Comme la plupart des hommes politiques français, il se pensait protégé par notre solide tradition de respect de la sphère privée".

Si les socialistes restent solidaires de DSK, c'est par opportunisme ou complicité. J'attends qu'un responsable du PS élève le niveau de la critique...


http://www.claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2011/08/24/245-strauss-kahn-blanchi-selon-la-presse-raciste-reste-sale

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/23/malgre-le-non-lieu-une-affaire-impitoyable_1562366_3232.html



dimanche 21 août 2011

Du départ de Khadafi au retour de Strauss-Kahn ?

"La lettre « K » à l’honneur ce matin. "K" comme DSK et Khadafi : l’un progresse sans se dévoiler, l’autre résiste pour ne pas tomber. La "Une" du journal Libération place les deux hommes l'un au dessus de l'autre. Comme un symbole, en haut : DSK, en bas : Mouammar Khadafi".
http://www.franceculture.com/emission-la-revue-du-web-la-revue-du-web-k-comme-dsk-et-khadafi-2011-02-21.html

"Je vous en prie : la sortie, c'est par là !"

Concomitance étonnante ! Les deux "K" font, en même temps, parler d'eux ! L'un va sombrer ou mourir. L'autre va réapparaitre, dans un "non-lieu" qui lui supprime aussi tout espace politique. Différence essentielle : l'un va cesser d'exister médiatiquement dès qu'on aura fait le tour de ses crimes. L'autre va rebondir médiatiquement parce qu'innocenté, il ne se retrouve pas innocent. Il y aura longtemps encore débats et controverses autour de cette relation sexuelle "consentie" (!) ou "forcée". On aurait pu espérer qu'un personnage tel que Strauss-Kahn se fasse oublier... Il n'en sera rien. Pire, il se trouvera des élus PS pour tenter de le remettre en selle. Quant à Nafissatou Diallo, qui s'en soucie, qui s'en souciera...

Éva Joly commence bien...

Eva Joly a lancé sa campagne samedi 20 août par un discours musclé où elle a repoussé l'idée d'un retrait au profit du Parti socialiste. Pour son premier meeting de candidate devant 1 600 militants d'Europe Ecologie-Les Verts dans l'étuve d'un gymnase de Clermont-Ferrand où se déroulaient les Journées d'été du parti, elle a estimé que "le temps de l'alternance est venu" pour 2012, tout en précisant qu'elle n'était "pas candidate au ratissage des voix écologistes pour le compte" du PS.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/20/eva-joly-defend-sa-candidature-lors-de-son-premier-meeting_1561839_823448.html



Autonomie totale par rapport au PS, refus absolu de transiger sur l'abandon du nucléaire, appel à Nicolas Hulot pour qu'il pèse de tout son poids dans la campagne, "remise des marché à leur place", Éva Joly s'est placée résolument dans la contestation du régime. Pourvu que ça dure...

mercredi 17 août 2011

L'éolien citoyen : une expérience prometteuse


À Béganne, près de Redon (Ille-et-Villaine), des habitants se mobilisent, depuis une dizaine d’années, pour installer un parc éolien dans leur ville. « Les parcs éoliens, voulus le plus souvent par les grands groupes industriels, sont régulièrement l’objet d'oposition des riverains, fait état Michel Leclercq, président de l’association Éoliennes en Pays de Vilaine. Nous, nous sommes partis du principe que, si ce sont les riverains qui les organisent, il peut y avoir consensus pour leur existence et des retombées économiques pour compenser d’éventuelles nuisances ».
http://www.lavieimmo.com/developpement-durable/le-premier-parc-eolien-citoyen-de-france-voit-le-jour-12593.html



http://www.dailymotion.com/video/xe5pb4_l-eolien-citoyen-en-8-questions-et_news

L'éolien, voici l'avenir si... Si c'est une initiative citoyenne avant d'être une initiative industrielle. Si les riverains voisins du projet font partie des décideurs. Si cela rapporte aux collectivités locales concernées. Si c'est un service local, durable et rentable qui facilite la vie des citoyens au lieu de la leur gâcher. De nombreuses petites unités plutôt que quelques grands parcs : tel est le choix à effectuer.

mardi 16 août 2011

L'Europe de la décroissance

"La Bourse de Paris creusait ses pertes, mardi 16 août, au matin, pénalisée par les mauvais chiffres de la croissance en Allemagne et en Espagne, dans un marché méfiant avant la réunion entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy qui pourrait être décevante."
http://www.lepoint.fr/economie/crise-de-la-dette-la-bourse-de-paris-degringole-16-08-2011-1363062_28.php



"La question à un million de dollars, c'est de savoir si ce deuxième trimestre marque le début de la fin du miracle économique allemand, et si les récentes turbulences des marchés financiers peuvent pousser l'économie dans la récession", s'interroge Carsten Brzeski, analyste d'ING, dans une note.

La question à un sou c'est de savoir si la décroissance est une catastrophe ou une chance pour ceux qu'on a formaté pour être des consommateurs compulsifs.

lundi 15 août 2011

Une femme nommée Marie

Une femme nommée Marie, ce samedi 13 août 2011. Devant la Basilique du Rosaire, 25 000 personnes, dont 1 500 malades placés aux premiers rangs, ont pu assister à l’unique représentation de ce spectacle écrit par Alain Decaux et mis en scène par Robert Hossein.
http://www.pyreneesinfo.fr/actu/lourdes-succes-pour-une-femme-nommee-marie/



Du théâtre avec Robert Hossein ou un roman avec Jacques Duquesne ?

La "Sainte vierge" dont Jacques Duquesne rappelle qu'elle fut mère plusieurs fois, est une image de la femme qui aime son enfant de la naissance à la mort. Et cela parle à tout le monde.