jeudi 25 avril 2013

D'ail en ail



L'alliaire officinale ou ail des bois abonde dans le bois Méresse, à Éragny-sur-Oise, en cette fin de mois d'avril 2013. Le sous-bois en est blanc et le sol est caché par ces plantes hautes de 20 à 50 cm de haut aux feuilles dentées. 

Ce n'est pas le seul ail au lourd parfum quand on en froisse les tiges. L'ail des ours commence à coloniser une autre partie du bois et les bords des chemins. Pas quatre pétales mais six ; pas de feuilles dentées mais lancéolées. Et un blanc éclatant.

Un spectacle à nos portes.







Morilles et morillons






Au bord d'un chemin, nullement cachées, des morilles rondes et blondes -une trentaine- ont surgi. Une passante me les a montrées puis... les a prélevées, avec, disait-elle, l'intention de se cuisiner "un canard aux morilles". J'ai vu partir, avec regret, les belles morilles, puis je suis revenu et j'ai pu encore trouver une dizaine de morillons, plus petits, noirs, coniques à peine visibles. Je les ai délicatement coupés et m'en suis fait un plat à la crème. Sublime.



dimanche 7 avril 2013

Vivre à l'âge du capitalisme artiste

Le capitalisme mis à nu ou presque...

L'esthétisation du monde Vivre à l'âge du capitalisme artiste On connaît la rengaine, tant elle semble réaliste : richesse du monde, appauvrissement des existences ; triomphe du capital, liquidation des savoir-vivre ; surpuissance de la finance, « prolétarisation » et unification des modes de vie, par l'industrialisation de la camelote kitsch et des produits jetables, interchangeables, insignifiants - le capitalisme est une machine de déchéance esthétique et d'enlaidissement du monde. Est-ce si sûr ? Le style, la beauté, la mobilisation des goûts et des sensibilités s'imposent chaque jour davantage comme des impératifs stratégiques des marques : le capitalisme d'hyperconsommation est un mode de production esthétique. Dans les industries de consommation, le design, la mode, la publicité, la décoration, le cinéma, le show-business, des produits chargés de séduction sont créés en masse. Ils véhiculent des affects et de la sensibilité, ils agencent un univers esthétique proliférant et hétérogène par l'éclectisme des styles qui s'y déploient. Partout le réel se construit comme une image en y intégrant une dimension esthétique-émotionnelle devenue centrale dans la compétition que se livrent les marques. Tel est le capitalisme artiste, lequel se caractérise par le poids grandissant des marchés de la sensibilité, par un travail systématique de stylisation des biens et des lieux marchands, par l'intégration généralisée de l'art, du « look » et de l'affect dans l'univers consumériste. Créant un paysage économique mondial chaotique tout en stylisant l'univers du quotidien, le capitalisme est moins un ogre dévorant ses propres enfants qu'un Janus à deux visages. 

http://www.lalibrairie.com/nos-rayons/sciences-humaines-sociales/culture-et-medias/culture/l-esthetisation-du-monde-vivre-a-l-age-du-capitalisme-artiste-9782070140794.html


mardi 19 mars 2013

Napoléon VII


Mireille Dumas, sur FR3, le 18 mars 2013, dans une émission titrée "Le poids du nom en héritage" (où elle évoque ce qui pèse sur les épaules de descendants de Jean-Yves Cousteau, de Louis de Funès, de Pablo Picasso et, finalement, de Napoléon Bonaparte !), interroge fils, petit-fils ou petite fille de ces porteurs de noms qui écrasent.

Le dernier interviewé a plus particulièrement attiré mon attention. Charles Napoléon, fils du prince Louis Napoléon (Napoléon VI !), issu par voie masculine directe de la branche des Bonaparte représentée par Jérôme frère de l'Empereur, a été déshérité, très officiellement, ("par lettre recommandée"), pour avoir dérogé...

Charles Napoléon, en effet, a quitté sa famille, payé ses études, vécu sa vie professionnelle sans rien demander à personne, jusqu'à se commettre en se faisant élire adjoint au maire d'Ajaccio en 2001. À 62 ans, aujourd'hui, son père étant mort en 1997, il est un grand bourgeois qui aura navigué entre l'UDF (il fut candidat malheureux à... Fontainebleau en 2007 ! ) et le PS ( où il compte des amis, notamment le descendant de... Jean-Jacques Régis de Cambacérès, Jean-Marie Cambacérès ; il a soutenu la candidature de François Hollande).

Ce qui m' interpellé lors de l'émission, c'est cette saga continuée qui peut encore faire parler de prince et qui, même si l'on a perdu toute légitimité politique, en fait rechercher encore une, fut-elle sans portée. Charles Napoléon, dont le fils Jean-Christophe assume, sans état d'âme, d'être Napoléon VIII, a renoué avec son passé en demandant (et en obtenant officiellement) de perdre Napoléon comme nom de famille pour retrouver celui de Bonaparte. C'est, à présent, un Corse francilien naviguant entre l'Île de Beauté et la Seine et Marne...

Mais ce qui, pour ce républicain converti, constitue l'apport majeur de son aïeul, c'est le code civil, indestructible, selon lui marqueur de la société française par le primat total accordé à la famille et à la propriété. La famille napoléonienne, c'est le pouvoir du mâle et la propriété napoléonienne, c'est le pouvoir du sol et de l'argent intimement liés. Nous n'en sommes pas sortis.

Charles Napoléon ne saurait reconnaître tout le mal que son brillant ancêtre a fait à l'Europe, à la Révolution française et tout simplement au peuple de France haché menu par les guerres successives. Il est, semble-t-il, un homme cultivé et plutôt sympathique. Il n'en est pas moins le symbole même de ces Français qui recherchent dans l'histoire la grandeur et la puissance fondées sur la force et les avoirs. Exactement ce à quoi il faudra renoncer pour être ce que nous sommes.

Napoléon VIII !


vendredi 8 mars 2013

Qui ne sort du cadre y demeure enfermé.

Enoncé : vous avez 9 points à relier ensemble avec une contrainte imposée de n’utiliser que 4 traits. Pas le droit de retirer son stylo, vous devez traçer les segments d’une seule traite.
1x1.trans Relier 9 points en 4 traits : le casse tête qui nous fait sortir du cadre

La réponse : impossible de relier les 9 points sans « tricher » un peu, c’est-à-dire inventer deux points fictifs en dehors des 9 points.
1x1.trans Relier 9 points en 4 traits : le casse tête qui nous fait sortir du cadre
Moralité : il faut apprendre à sortir du cadre, et innover dans les solutions que l’on propose.

Les perce-neige






L'hiver s'effiloche.
Les perce-neige, fragiles fleurs vite passées, annoncent à l'avance le printemps.

Avec ou sans neige, ils surgissent au coin d'un bois, d'un jardin, sans prévenir.
De ce jour, que perdurent ou non le froid et le gel, l'hiver n'est plus.

Leur discrète beauté s'impose sans mal, d'un blanc vif et nacré.
Pour qui les a vus, s'installe en lui une espérance vague.

L'abeille, à peine sortie de la ruche, se fait surprendre par cette fausse orchidée.
Elle aussi avertit qu'on peut sortir, marcher, observer.

Quand faneront les perce-neige, le printemps, à peine ébauché, sera menacé.
Ainsi se chevauchent les saisons et vite s'effacent les promesses.



mercredi 16 janvier 2013

Exit Arno Klarsfeld


Décrets, arrêtés, circulaires

MESURES NOMINATIVES
MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

Décret du 14 janvier 2013 portant nomination du président du conseil d’administration de l’Office français de l’immigration et de l’intégration - M. Schwartz (Rémy)

Par décret du Président de la République
 en date du 14 janvier 2013, 
M. Rémy Schwartz est nommé président
du conseil d’administration
 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, 
en remplacement de M. Arno Klarsfeld.

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles dans la vie...

Ce qui ne signifie pas que Rémy Schwartz, très proche des israéliens, soit le meilleur remplaçant possible


Rémy Schwartz.

Rémy Schwartz.

jeudi 10 janvier 2013

Vierge ou pas vierge ?


 Madame ou mademoiselle ?

Enfin ! On sort du Moyen âge, du temps des demoiselles et des damoiseaux ? 
On disait Mademoiselle ; pourquoi ne disait-on pas pas Mondamoiseau ?
On dira donc, désormais, officiellement, Madame ou Monsieur, tout simplement.
Quand une décision est bonne et assure l'égalité et la même considération, il faut la saluer.

 

Le Conseil d’État valide la suppression du « Mademoiselle » dans les documents administratifs

Publié le 08.01.2013 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Par une décision du 26 décembre 2012, le Conseil d’État a validé la circulaire du Premier ministre, du 21 février 2012 préconisant la suppression du terme « Mademoiselle » dans les formulaires administratifs.
Une association avait déposé une requête pour obtenir l’annulation de cette circulaire et le rétablissement du terme « Mademoiselle ». Sa demande a été rejetée. Pour le Conseil d’État les termes « Madame » ou « Mademoiselle » ne constituent pas un élément de l’état civil des personnes et aucune disposition légale n’oblige à choisir l’un ou l’autre.
En conséquence l’Administration peut donc librement choisir de privilégier, dans les formulaires administratifs et les correspondances avec ses administrés, l’emploi du terme « Madame », considéré comme l’équivalent de « Monsieur » pour les hommes, lequel ne préjuge pas du statut marital de ceux-ci.
De plus, cette circulaire demandant aux administrations de renoncer à l’emploi du terme « Mademoiselle », ne s’impose nullement aux personnes privées. Elle ne porte donc pas atteinte à la liberté d’expression, ni au respect de la vie privée.
Rappelons que par le passé, plusieurs circulaires recommandaient aux administrations d’éviter toute précision ou appellation susceptible de divulguer l’état matrimonial de l’intéressée dans ses relations avec les tiers. Elles avaient vainement invité les administrations à éviter l’emploi du terme « Mademoiselle » pour s’adresser aux femmes non mariées qui auraient exprimé le souhait d’être appelées « Madame ».