samedi 21 novembre 2015

COP 21 et décroissance

Si la COP 21 n'affirme pas la nécessité d'économiser, dans une planète limitée, bien plus que nos dépenses (nos ressources!), elle ne pourra atteindre le cœur du sujet pour lequel elle est réunie ! Admettre que le réchauffement climatique est dû principalement à l'activité humaine oblige à prendre des mesures drastiques, effectives.

Vivre mieux avec moins exige une décroissance au moins sélective. Le pape François écrit : "L'heure est venue d'accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d'autres parties".

Et de préciser : "Face à l’accroissement vorace et irresponsable produit durant de nombreuses décennies, il faudra penser à marquer une pause, en mettant certaines limites raisonnables, voire à retourner en arrière avant qu’il ne soit trop tard.»

Sans l'acceptation de cette nécessité de la décroissance, l'échec de la conférence est garanti.

vendredi 20 novembre 2015

"Un seul Dieu, pourquoi plusieurs religions ?"

Le 22 novembre, à Pontoise, des "croyants" s'interrogeront au cours d'un rassemblement fraternel interconfessionnel ; "Un seul Dieu, pourquoi plusieurs religions" ?

L'appropriation de la vérité par telle ou telle des religions pratiquées en France constitue une erreur grave qui conduit à la violence aujourd'hui comme hier.

Toute tentative de renoncer à ce qui divise chrétiens, musulmans et juifs ou, plutôt de rechercher ce qu'ils portent en commun, est positif car de nature à atténuer les différends.

Il n'en faut pas moins être lucide :

• Les athées et les agnostiques ont leur place sur Terre et le dialogue ne saurait être seulement interreligieux.

• Il y a au sein des religions des désaccords importants :
         
      - La tentative de rapprochement des catholiques et des luthériens, approuvée par le Pape François, a fait progresser les théologiens sur la voie de la communion. Il reste du chemin à faire. 
           Entre orthodoxes et catholiques l'écart reste grand, même si le Pape, encore, s'associe, pour défendre l'écologie, avec le patriarche de Constantinople, Bartholomée. 
          Parmi les protestants, le sectarisme et la violence sont actuels aux USA ( rappelons-nous l'attentat d'Oklahoma qui avait fait 180 morts !)
             
     - Chez les musulmans, les oppositions entre sunnites et chiites restent meurtrières.
      Parmi les sunnites, le salafisme prône une guerre sainte, un djihad violent, que n'approuvent pas le reste des musulmans.  

     - Chez les Juifs, qui du reste ne sont pas tous religieux, l'intégrisme brutal sévit aussi, notamment en Israël.

• On ne saurait oublier que d'autres religions hébergent des adeptes très violents. Tous les bouddhistes ne sont pas non-violents !

• Athées ou pas, déistes ou non, il est également des antireligieux sans nuances qui ont besoin de s'élargir l'esprit !

En conclusion, peut-on tomber d'accord avec le Pape François qui, rompant avec des siècles de pratiques intolérantes (de l'Inquisition aux guerres dites de religion et aux croisades) affirme: Il ne peut exister aucune justification religieuse à la violence » (le 30 septembre 2013).
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Palestine et Algérie : des décennies de haine

Depuis 1948, un conflit, jamais réglé, empoisonne le Moyen-Orient. Le refus des "Occidentaux" (en fait, les États dits démocratiques, soumis à l'économie de marché) de soutenir les Palestiniens politiquement, alors que la domination militaire d'Israël était écrasante, n'a-t-elle pas nourri des ressentiments et des haines sur lesquels se sont développés des organismes de plus en plus violents (dont Daesh) ?

La France et tous les pays qui ont entretenus de "bonnes relations" avec les dictatures et les tyrannies du Moyen Orient, de l'Égypte au Qatar et à l'Arabie saoudite pour bénéficier de la manne pétrolière n'ont-ils pas installés le serpent salafiste en leur sein ?

L'Algérie, plus de cinquante ans après la fin d'une guerre (1954-1962) qui ne disait pas son nom et qui fut perdue, n'a-t-elle pas laissé au cœur de la république française, une plaie qui ne s'est jamais totalement refermée ?